Cette étude transversale descriptive a évalué les connaissances, les attitudes et les pratiques liées à la fièvre de Lassa à Lafia et dans ses environs, dans le centre du Nigeria. Des questionnaires structurés ont été administrés à 200 répondants consentants des zones urbaines et suburbaines de Lafia. Sur les 200 personnes interrogées, 87% ont entendu parler de la fièvre de Lassa, 89% et 80% provenant des zones urbaines et périurbaines. Il n'y avait pas de différence significative en termes de sensibilisation à la fièvre de Lassa parmi les répondants des zones urbaines et suburbaines (P > 0,05). Il y avait une perception erronée sur les espèces touchées et les modes de transmission de la maladie, mais les saignements ont été mentionnés par 39% des personnes interrogées comme la manifestation clinique majeure.
En outre, 83% des répondants avaient des rats/rongeurs dans et autour de leur résidence, dont 28% entrent en contact avec l'urine/les excréments des rongeurs et 24% consomment des aliments contaminés par les rongeurs. Cependant, 85% des personnes interrogées ne croient pas à l'existence de la fièvre de Lassa. La plupart des répondants (41%) ont déclaré qu'ils feraient preuve d'attitudes discriminatoires à l'égard des personnes suspectées ou atteintes de la fièvre de Lassa. En outre, 671 TP3T des personnes interrogées se sont montrées optimistes quant à l’acceptation d’un éventuel candidat vaccin contre la maladie. La sensibilisation à la santé publique, en particulier parmi les habitants des banlieues, devrait être intensifiée afin de réduire la propagation du vecteur et du virus.
![Fin février/début mars 2016 au Bénin, (au premier plan) Carine, élève de l'école communale de Tchaourou, sourit en brandissant son ardoise avec la bonne réponse – « Fièvre de Lassa » – à la question posée par son professeur : « Quelle maladie rend les gens malades dans notre ville ces jours-ci et se transmet des rats aux humains et de personne à personne ? Les écoliers de cette école et d'autres écoles des environs apprennent comment la maladie se transmet et comment s'en protéger, ainsi que l'importance de ne pas faire de discrimination à l'égard de leurs camarades dont les parents pourraient avoir contracté la fièvre de Lassa. La fièvre de Lassa, une maladie virale qui peut être mortelle dans les cas graves, se transmet par contact avec des rats infectés par le virus et par contact de personne à personne. L'UNICEF intensifie son intervention d'urgence pour aider à prévenir la propagation de la maladie et à soutenir les personnes touchées par l'épidémie en cours. [TEXTE ORIGINAL EN FRANÇAIS] Carine sourit car elle a trouvé la bonne réponse : « Quelle maladie fait du mal dans notre ville en ce moment et qui se transmet par le rat et aussi de l'humain à l'humain l'homme ? » La 'Fièvre Lassa' à-elle écrit sur son ardoise. A l'école de quartier de Tchaourou, comme dans toutes les écoles des environs, les enseignants apprennent aux élèves les modes de transmission et de prévention de la maladie mais également la nécessité de ne pas discriminer les camarades dont les parents auraient été malades. UNICEF/UN014699/Bonnaud](https://www.socialscienceinaction.org/wp-content/uploads/2017/01/UN014699_Med-Res-1024x683.jpg)