Nicholas B. King revient sur la dialectique de la confiance et de la paranoïa lors des épidémies d'Ebola de 1995 et 2014.
Examen des preuves
Ébola, 1995/2014

Le 13 novembre 2014, un agent de santé portant un équipement de protection individuelle (EPI) ferme une porte menant à la sortie de la zone verte (sûre) d'une unité de traitement Ebola (ETU) nouvellement construite à Monrovia, la capitale. Il fait partie d'un groupe d'agents de santé qui se préparent à entrer dans la zone rouge (à haut risque) de l'unité pour soigner des patients. Tout le personnel travaillant directement avec des patients Ebola en quarantaine doit enfiler l'équipement de protection (une combinaison de combinaisons, de gants et de bottes robustes, de lunettes et de tabliers) avant d'entrer dans la zone à haut risque, afin d'éviter toute exposition au virus. L'unité de traitement, située dans le quartier de Congotown à Monrovia, près du complexe du ministère de la Défense, est composée d'agents de santé du Libéria, de Cuba et des pays de l'Union africaine. L'UNICEF fournit de l'eau pour répondre aux besoins de boisson, de lavage, de bain et de désinfection des patients de l'établissement de santé, qui dispose de deux stations de désinfection au chlore. Au moins 150 litres d’eau sont nécessaires pour soigner pleinement chaque patient atteint d’Ebola, soit 10 fois la quantité qu’un Libérien utilise normalement. L'ETU est l'une des deux unités construites en octobre 2014 avec le soutien de l'UNICEF, de l'USAID, du Programme alimentaire mondial (PAM), de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) et du gouvernement libérien, pour aider à traiter le trop grand nombre de patients atteints d'Ebola dans d'autres établissements de santé. Les unités ont chacune une capacité de 100 lits. En novembre 2014, le Libéria reste l'un des trois pays d'Afrique de l'Ouest connaissant une transmission généralisée et intense de la maladie à virus Ebola (MVE). L'UNICEF continue de soutenir les efforts de mobilisation sociale visant à sensibiliser l'opinion à la maladie, à ses symptômes et aux moyens de prévenir sa propagation – autant d'éléments essentiels pour enrayer cette épidémie sans précédent. L'UNICEF reste à l'avant-garde des efforts visant à répondre à l'épidémie et à l'endiguer. Depuis le début de l'épidémie, l'UNICEF a apporté 967 tonnes d'aide d'urgence, notamment des équipements de protection essentiels, des tentes, des kits antidiarrhéiques, des kits sanitaires d'urgence et des produits d'assainissement tels que du chlore.
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